Résultats des votes: A cause de l’accumulation d’acide lactique : 64%, En raison d’un spasme musculaire persistant: 4%, A cause de microdéchirures musculaires: 32%

Bonne réponse : 3) A cause de l’élimination de fibres musculaires faibles – ou microdéchirures

Les croyances sont tenaces et l’hypothèse, émise il y a plus d’un siècle, qu’une accumulation d’acide lactique dans nos muscles après un effort prolongé pourrait provoquer des courbatures, doit être balayée. L’acide lactique, issu de la dégradation du glycogène, est éliminé du corps une heure après l’effort, bien avant que les douleurs n’apparaissent. Celles-ci sont donc dues à des microlésions des fibres musculaires. En pratiquant un exercice physique nouveau ou trop intense, nous soumettons nos muscles à un effort inconnu. Ils ne sont pas adaptés, leurs fibres s’étirent et se déchirent. Elles seront remplacées par d’autres, plus fortes, qui résisteront à l’exercice.

Les courbatures, récompense douloureuse de l’entraînement, surviennent environt 24h après l’effort, et persistent quelques jours avant de diminuer d’intensité. Ces microtraumatismes provoquent des fuites de calcium au sein des fibres musculaires. Ce phénomène se propage lentement dans les cellules et déclenche une réaction inflammatoire, une information qui est dirigée au cerveau par notre système nerveux.

Grâce à ces douleurs, le muscle se protège. En effet, qui aurait envie de réitérer l’exercice le lendemain alors qu’il a du mal à s’asseoir, à monter un escalier ou à bouger les bras ? Il s’agit là d’une mini période de convalescence. On recommande malgré tout de pratiquer quelques exercices légers comme la marche ou des étirements pour relancer le flux sanguin et aider à la guérison.

En revanche, ce n’est pas parce que l’on n’a plus mal que le muscle est totalement guéri. Grâce à des examens IRM, les médecins ont découvert qu’il existe un décalage dans le temps entre la disparition des courbatures et la complète récupération musculaire.

Pour renforcer leurs muscles, les athlètes suivent un programme qui comprend des mouvements excentriques versus concentriques, c’est à dire des actions qui obligent le muscle à s’allonger et à se contracter en même temps. Si l’on amène des poids de 5kg des coudes aux épaules, c’est une contraction concentrique, lorsque l’on tend les bras tout en résistant à la lourdeur des poids, là il s’agit d’un exercice excentrique. L’un des exemples les plus frappants sont les courbatures intenses que l’on peut ressentir après une course en dénivelé. La descente, en particulier, met les muscles des cuisses à rude épreuve, les quadriceps effectuent un énorme travail de retenue, ils se contractent alors qu’ils sont en position d’étirement.

Bonne nouvelle, à la deuxième course déjà, il n’y aura pas ou peu de courbatures. Donc, pas de secret, un entraînement régulier est la clé.

Remerciements au Docteur Laurent Koglin du département de Médecine du Sport de l’hôpital de La Tour