Question du lundi 18 février 2019

Boire de l'alcool dans un certain ordre empêche-t-il vraiment la gueule de bois ?

Réponses

1 Cela de atténue de 60% les effets de la gueule de bois

2 Cela n’a aucun fondement scientifique

3 Seulement si on boit la même quantité de chaque alcool

Réponse correcte: cela n'a aucun fondement scientifique. 

"Beer before wine and you’ll feel fine; wine before beer and you’ll feel queer" : un dicton bien connu dans les bars du monde entier, qui prétend que boire de l’alcool dans un certain ordre – en l’occurrence, la bière avant le vin – , réduirait largement la gueule de bois le lendemain. Et bien pas du tout. Des scientifiques de l’Université de Cambridge et de l’Université de Witten/Herdecke viennent de mettre fin à cette croyance dans une étude publiée dans la revue « The American Journal of Clinical nutrition ». Ils ont également confirmé que ne s’en tenir à un seul des deux alcools (comme l’encourage cet autre proverbe “Grape or grain but never the twain”), n’a hélas pas plus de validité scientifique.  

Dans des conditions contrôlées, trois groupes de participants se sont vus attribuer les tâches suivantes : un premier groupe a bu de la bière, puis du vin ; un deuxième groupe a bu du vin, puis de la bière ; tandis qu’un troisième groupe a bu soit de la bière, soit du vin. Une semaine plus tard, l’expérience s’est répétée, mais en intervertissant les rôles : le premier groupe a bu du vin, puis de la bière, et le deuxième a bu de la bière, puis du vin. Quant au troisième groupe, les participants qui avaient reçu du vin on cette fois-ci bu de la bière, et vice-versa.

Le lendemain de chacune des rencontres, les participants ont dû évaluer la sévérité de leur gueule de bois, ainsi que les facteurs associés, comme la fatigue, la soif, la nausée ou le manque d’appétit. Après analyse des résultats, les scientifiques n’ont pas pu confirmer de lien entre la sévérité d’une gueule de bois et l’ordre dans lequel l’alcool est ingéré, les participants ayant évalué leur état de la même manière après chaque rencontre. Par contre, les chercheurs ont pu établir un lien beaucoup plus clair entre une gueule de bois particulièrement sévère le lendemain, et les participants ayant coché les indicateurs « vomir » et « percevoir que l’on est ivre » dans leur évaluation. 

Pour ceux et celles qui s’en inquiéteraient, les participants pouvaient arrêter de boire dès qu’ils le souhaitaient ou en cas d’inquiétude pour leur sécurité, avaient mangé avant de boire, ne consommaient pas de drogue et n’étaient pas malades. De la bière Premium Pilsner lager (taux d’alcool de 5% « servie froide »), et du vin blanc bio « de qualité » ont été choisis pour cette étude. 

https://academic.oup.com/ajcn/article/109/2/345/5307130?searchresult=1