Résultats des votes: la précision de la frappe: 37%, la vitesse de la balle: 40%, le risque de tennis elbow: 22%

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Réponse: le risque de tennis elbow Revers à une main ou à deux mains? La question divise les amateurs, les professionnels, les entraineurs et les spectateurs. D’un point de vue scientifique, tout au moins, elle n’est pas tranchée: l’un n’est pas plus performant que l’autre. L’impossibilité de déterminer si une technique est supérieure à l’autre tient notamment au fait qu’un même joueur utilise rarement les deux techniques. Et les études qui comparent des joueurs d’élite ou classés pratiquant le revers à une ou deux mains montrent qu’en terme de rapidité et de précision du coup ainsi que de vitesse de la balle, les performances sont comparables. En revanche, le joueur n’utilise pas la même technique pour effectuer un revers à une ou deux mains. Schématiquement, on peut diviser le coup en trois étapes: préparation, accélération, frappe. Parallèlement, pour frapper la balle du côté opposé à la main qui tient la raquette, le joueur doit effectuer une rotation des épaules, du torse et du bassin. Pour donner de la vitesse à la raquette, le revers à deux mains repose essentiellement sur la rotation du torse, dans un mouvement cinétique plutôt fermé. Celui à une main mise davantage sur la rotation des articulations du membre supérieur qui frappe, épaule, coude, poignet, main, dans une chaine d’action cinétique plus ouverte. De fait, le revers à une main requiert davantage de technique jusque dans la flexion du poignet et plus de force musculaire dans l’épaule, l’avant-bras et le poignet. Sans cette maîtrise technique, le risque de blessure est important. Chez les joueurs de tennis, près de 90% des tennis elbow (épicondylite, en français médical) sont dus à de mauvais mouvements lors du revers à une main. Il s’agit d’une inflammation des muscles de l’avant-bras à l’endroit où ils s’insèrent sur l’extrémité de l’humérus, appelé épicondyle. Pour contrecarrer la force de la balle au moment de l’impact, il faut détendre le poignet et suivre la balle. Si le revers est effectué avec un poignet fléchi, les muscles souffrent et le choc se transmet aux articulations du coude. Dans l’apprentissage du tennis chez les enfants, le revers à deux mains est souvent préféré, car il requiert moins de force musculaire et une coordination moins fine. Enfin, notons que d’un point de vue tactique, le revers à deux mains a en général les faveurs des joueurs de fond de court tandis que le coup slicé ou la volée se fait plutôt à une main. Idem pour renvoyer de tels coups. Source: Performance Factors Related to the Different Tennis Backhand Groundstrokes: A Review