Question de science

Sondage du lundi 24 avril 2017

Le blob est un organisme unicellulaire géant et étonnant:

Résultat des votes: Il est capable d’apprendre et de transmettre son savoir: 51%, Il fait des bulles quand il respire: 10%, Ses couleurs peuvent se mélanger à celles d’un congénère: 39%

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Réponse 1: Il est capable d’apprendre et de transmettre son savoir. Le blob, de son nom savant Physarum polycephalum, est un être à part. Vivant dans les sous-bois, ce curieux organisme est composé d’une seule cellule visqueuse qui peut atteindre plusieurs mètres carrés. Ni animal, ni plante, ni champignon, il peut se mouvoir de plusieurs centimètres par heure. Ce physique ingrat – il doit d’ailleurs son surnom de « blob » a un film d’horreur-, cache pourtant une forme d’intelligence insoupçonnée pour un organisme dénué de système nerveux. Il est en effet capable d’apprendre et même de transmettre ses connaissances à un congénère. Ce protiste a ses goûts: il raffole de flocons d’avoine et déteste notamment le café et le sel. En l’obligeant à passer sur ces substances, pourtant inoffensives pour lui, pour atteindre son repas préféré, des chercheurs du CNRS et de l’Université de Toulouse ont constaté un phénomène d’apprentissage par habituation. Après plusieurs passages hésitants, les blobs traversaient de plus en plus ardemment. Plus fort encore, ces masses visqueuses sans cerveau transmettent leur savoir a des congénères naïfs en fusionnant avec eux. Trois heures suffisent. Passé ce laps de temps, ils peuvent être séparés : les organismes anciennement naïfs sont aussi rapides que les expérimentés. L’apprentissage fonctionne également en mettant en contact simultané un blob-professeur et deux ou trois élèves. Imaginer ce type d’apprentissage à l’échelle humaine laisse songeur… Mais là n’est pas la question évidemment. Ce qui excite particulièrement les chercheurs est de mieux comprendre les origines de l'apprentissage dans l’évolution, avant même l’apparition d’un système nerveux. Cela ouvre également la porte à la possibilité d’un tel apprentissage chez d'autres organismes très simples comme les virus ou les bactéries. Les chercheurs devront dans un premier temps déterminer par quel mécanisme le savoir se transmet. Une sorte de veine, qui s’établit peu à peu entre les deux organismes, pourrait servir de vecteur, Pour en savoir plus, une conférence TedX d’Audrey Dussutour, chercheuse au CNRS Et l’article du CNRS paru dans Proceedings of the Royal Society B