Question du lundi 5 décembre 2011

Il est difficile d’écraser une mouche à cause :

Réponses

1 De ses ailes profilées

2 De sa rapidité d’analyse

3 De ses senseurs de courant d’air

Réponse : Il est difficile d’écraser une mouche à cause de sa rapidité d’analyse Le cerveau de la mouche a beau être minuscule, il n’en est pas moins performant. Comprenons-nous bien: l’agaçant diptère ne brille certes pas par ses capacités intellectuelles, mais son système nerveux est conçu pour échapper à notre exaspération. Il ne faut qu’un dixième de seconde à la mouche pour préparer son esquive, après que le journal vengeur ou la tapette de plastique soient entrés dans son champ de vision. Soit une réaction environ cinq à dix fois plus rapide que chez l’homme. Au vu de l’énervement que cet insecte provoque, nous pouvons parler d’une véritable stratégie de survie. Si l’action est rapide et le mouvement pur réflexe, le scénario est plus complexe qu’il n’y paraît. A peine la menace aperçue, le petit cerveau de la mouche calcule la position et la vitesse de l’objet, met en place une stratégie de fuite, et place ses six minuscules jambes dans la meilleure position possible pour fuir dans la direction opposée. Les rares mais efficaces neurones accomplissent cette prouesse de précision en à peine un dixième de seconde. Des scientifiques américains ont pu déterminer les différentes postures de fuite de la mouche, grâce à des caméras vidéo ultra-rapides. Par exemple, si la menace frappeuse vient d’en face, l’insecte positionne ses pattes médianes légèrement en avant et bascule son corps vers l’arrière. Si l’attaque provient de l’arrière, la mouche, qui voit fort bien à 360 degrés, ramène ses pattes médianes vers l’arrière et se penche en avant. Enfin, si le journal vengeur cingle par le côté, le petit raseur ne bouge pas ses pattes, mais se contente de faire basculer son corps dans la direction opposée. Quel intérêt, me direz-vous? Prosaïquement, cette étude nous permet d’étayer le bon sens des chasseurs émérites: pour écraser le diptère, toujours frapper un peu à côté de la cible, en anticipant la direction dans laquelle il va fuir. Un artifice indispensable, car en matière de mouvements réflexe, nous avons affaire à plus fort que nous. Au niveau scientifique, le constat n’est pas sans intérêt non plus. La rapidité des réactions de la mouche laisse penser qu’il existe dans son système nerveux une sorte de programme, qui transforme quasi instantanément la position de la menace en une posture de pré-décollage. Reste à comprendre dans quelle partie du cerveau prend place cet étonnant mécanisme.