Question de sciences

Sondage du lundi 6 février 2012

Une balle de golf a des alvéoles pour:

Résultat des votes: Voler plus loin: 51%, Rester stable sur une surface inclinée: 29%, Gagner en précision sur un gazon touffu: 20%

Image relative à la question

Réponse: Les alvéoles permettent aux balles de voler plus loin A l’aube du XXème siècle, les joueurs de golf s’aperçurent que les balles abîmées, bosselées ou avec de légères entailles volaient plus loin. C’est en 1905 que William Taylor, un industriel anglais, breveta pour la première fois un modèle dessiné avec des alvéoles. Depuis, la pratique de ce sport a complètement changé. Bien que cela paraisse étrange, le simple fait d’ajouter des alvéoles à une balle de golf permet d’atteindre des trous jusqu’à trois fois plus éloignés qu’avec une balle lisse. L’élément clé de cette performance est l’aérodynamique: plus l’air suit la forme de l’objet, moins il y a de tourbillons dans son sillage. Les turbulences dans le sillage sont connues pour freiner les objets qui se déplacent dans l’air ou l’eau. Une balle est constellée en moyenne de 300 à 500 alvéoles pour diminuer la turbulence qu’elle crée sur sa trajectoire. Les petits creux piègent l’air et le forcent à revenir contre la surface de la balle. Ils provoquent un effet de rotation inverse de l’air, plaquant ce dernier le long de la surface plus longtemps. Le point de séparation entre l’air qui s’écoule et la surface de la balle est donc repoussé. La turbulence dans le sillage et le freinage aérodynamique sont ainsi diminués. Ce principe peut s’appliquer aux automobiles. Un programme télévisé très apprécié des américains, Mythbusters («les démystificateurs» en français) a montré qu’une voiture dont la carrosserie était recouverte d’un matériau alvéolé reproduisant l’aspect d’une balle de golf consommait moins d’essence qu’un véhicule identique, dont la carrosserie était lisse. Regardez la vidéo ci-dessous! Mythbusters: dimpled car Toutefois, les surfaces alvéolées ne conviennent qu’à certaines formes d’objets et jusqu’à certaines vitesses. Sur une aile d’avion par exemple, un matériau alvéolé n’apporterait aucune amélioration. La forme de l’aile est assez aérodynamique pour que le flux d’air soit déjà très bien plaqué le long de celle-ci.