Question du lundi 13 mai 2013

Qu’est-ce qui différencie le règne végétal du règne animal ?

Réponses

1 La façon de se mouvoir

2 Le mode d’alimentation et la forme des cellules

3 La communication et le système nerveux

Image relative à la question
Réponse: Le mode d’alimentation et la forme des cellules. L'animal est dit «hétérotrophe» c'est à dire qu'il a besoin de matière organique préexistante, végétale ou animale, pour élaborer sa propre substance. A l'inverse, les végétaux sont autotrophes, c'est à dire qu'ils sont capables de synthétiser leur « nourriture », leur propre matière organique, à partir de matière inorganique comme le CO2 et certains sels minéraux comme les ions nitrates et phosphates. L’énergie nécessaire à la production de cette matière organique leur est fournie par la lumière du soleil grâce à la photosynthèse. La photosynthèse est-elle un caractère suffisant pour déterminer si une espèce fait partie de l’un ou l’autre des règnes ? Non. La limace de mer est capable d'utiliser ce processus pour produire de l'énergie ! Cependant elle le fait à partir de sa principale source de nourriture organique, une algue filamenteuse vivant dans l’eau saumâtre. Elle est donc bien hétérotrophe, donc animale. Si tout humain normalement constitué fait bien la différence entre un animal à quatre pattes et une plante verte, sans avoir recours à une classification plus savante, la différence devient moins évidente si on s’intéresse aux éponges, aux anémones de mer ou aux coraux par exemple. Végétaux ou animaux ? Malgré leur apparence statique et leur forme évoquant celle d’une plante, ces animaux se nourrissent en capturant de petits organismes présents dans le plancton. Ils sont donc hétérotrophes. Néanmoins, ces organismes, comme les coraux des récifs, mènent souvent une vie symbiotique avec de petites algues qui leur confèrent également un caractère autotrophe. On voit bien dans ces cas là que d’autres éléments de distinction qui viennent spontanément à l’esprit ne sont pas valables: par exemple la locomotion, l’existence d’un système nerveux ou d’un système circulatoire fermé. Les plantes carnivores sont-elles l’exception qui confirme la règle ? Même pas. Elles sont en partie hétérotrophes puisqu’elles ingèrent de temps de petits insectes, mollusques ou acariens un brin trop aventureux, mais cela ne subvient que très partiellement à leurs besoins. Toutes sont également autotrophes. Elles fixent le CO2 en présence de lumière, et absorbent l’eau et les sels minéraux par leurs racines. Mais une autre grande différence existe entre les animaux et les végétaux: la forme de leurs cellules. Plus rigides, celles des plantes sont d’une forme plutôt carrée alors que celles des animaux présentent plutôt la forme d’un ballon dégonflé. A l’extérieur des cellules végétales se trouve la paroi, qui n’a pas d’équivalent dans le règne animal et qui agit comme un mécanisme de filtration. Les nutriments, les déchets, l’eau et d’autres substances peuvent traverser de petits pores (trous) dans la paroi cellulaire. Finalement, une petite question à poser lors d’un repas sans ambiance : de laquelle de ces deux classes font partie les champignons ? Réponse : ni l’un, ni l’autre, mais constituent un règne à part, les « fungi ».. Et paradoxalement les recherches récentes les apparentent davantage aux animaux. D’une part leurs cellules ne ressemblent pas à celles des végétaux. D’autre part ils sont hétérotrophes, car ils se nourrissent par l’absorption de molécules organiques extraites directement du milieu, en décomposant des organismes morts par exemple.