Résultats des votes: l’altitude: 33%, l’eau: 26%, l’ensoleillement: 41%

 

Bonne réponse: l’altitude.

Une des dynamiques de l’évolution est l’environnement. Ainsi une plante, qui pousse dans deux zones géographiques différentes, développera des caractéristiques distinctes. Dans un nouvel environnement, une sélection naturelle s’opère et les spécimens qui possèdent les caractéristiques nécessaires aux ces conditions survivront. Chez les plantes, il s’agit surtout de plaire aux pollinisateurs locaux, indispensables à leur survie. Or, dans cette campagne de séduction, non seulement l’apparence de la fleur, thème largement étudié, joue un rôle déterminant, mais aussi son parfum. Une des rares études provient de chercheurs zurichois. Menée dans les Alpes suisses, l’étude montre que les différents schémas de sélection entre les régions de plaines et de montagne entrainent des différences régionales dans le parfum des fleurs.

 

Les chercheurs ont étudié plus de mille plants d’orchidées Gymnadenia odoratissima au fil de deux saisons dans trois régions montagneuses et trois régions de plaine, à différentes altitudes. Résultat: les signaux odorants varient considérablement, étant plus puissants en plaine qu’en altitude. En revanche, pour d’autres caractéristiques telles que la taille ou la couleur de la fleur, ils n’ont pas trouvé de différences significatives liées à la pression sélective.

Les chercheurs ont aussi étudié les populations de pollinisateurs (mouches, papillons, mites, coléoptères notamment) aux divers endroits, considérés comme les principaux responsables de ces évolutions sélectives. Ils constatent qu’elles divergent entre les zones géographiques, signe probable que les pollinisateurs opèrent leur choix en fonction des substances volatiles florales. Pour les chercheurs, ces résultats suggèrent que ce schéma de sélection est l’une de forces évolutives qui contribuent à la divergence régionale dans la signalisation chimique florale.

Source: PLOS One